Un cabinet qui annonce vingt spécialités n'en maîtrise aucune. Le droit français est trop vaste et change trop vite pour qu'un même avocat suive sérieusement le droit des sociétés, le droit fiscal, le droit des étrangers et le droit pénal des affaires. Choisir, c'est accepter de renoncer à des dossiers, et c'est la première garantie que l'on donne à ceux que l'on accepte.
Les cinq matières traitées ici ont un point commun : elles concernent des personnes physiques dont la vie a été bousculée. Une mise en examen, un divorce, un accident, un enfant placé, un huissier à la porte. Dans tous les cas, ce qui est en jeu ne se répare pas seulement avec de l'argent : c'est la liberté, la famille, le corps ou le toit.
Elles ont un second point commun, plus technique : elles ne cessent de se croiser. Des violences conjugales ouvrent simultanément une procédure pénale contre l'auteur, une demande d'ordonnance de protection devant le juge aux affaires familiales et parfois un signalement au juge des enfants. Un accident de la route mêle indemnisation du dommage corporel et poursuite du conducteur responsable.
Quand un même avocat tient ces fils, le client raconte son histoire une fois. Les pièces circulent d'une procédure à l'autre sans perte. Et surtout, la stratégie est cohérente : ce que l'on déclare devant un juge ne vient pas contredire ce que l'on plaide devant un autre.